June 1, 2010

La vitesse vue par Fusion-io

Première journée et ça commence fort avec Fusion-io (www.fusionio.com), pionnier des unités de stockage Flash, qui nous a reçu dans ses locaux commerciaux de San Jose. Son HQ est en Utah mais ce bureau est entre autre occupé par Steve Wozniak, recruté il y a quelques mois en tant que Chief Scientist et qui occupe son premier job payé en tant que salarié depuis Apple il y a quelques décennies. La session a été couverte par Neil Carson, CTO de Fusion-io, arrivé de chez Dell il y a 3 mois. En très peu de temps, la société a levé plus de 100M$, elle figure dans la liste des rares pépites de l'industrie du stockage actuelle, les clients se multiplient (MySpace, Answers.com, Fedex, Oracle, Boeing, Goldman Sachs, Starbucks, McKesson ou Facebook) et l'IPO ne devrait pas être très loin. Le business model fait la part belle aux oems parmi lesquels on peut citer Dell, HP et IBM. Fusion-io adresse les environnements à haut niveau transactionnel fortement exigeant, la virtualisation et les serveurs d'application et cible ainsi plusieurs grands problèmes: la performance en entrées/sorties, la latence d'accès aux données, l'occupation au sol, la consommation des unités de stockage, et bien sûr l'explosion du nombre de ressources tant sur le plan des serveurs, des éléments réseaux que des unités de stockage.
L'approche disque électronique est une véritable rupture pour l'industrie. Fusion-io utilise des NAND Flash SLC (mono-couche) ou MLC (multi-couche) comme éléments de base de ses solutions. La technologie est baptisée ioMemory et est présente sur tous les produits ioDrive, ioDrive Duo et ioXtreme. L'idée de Fusion-io est de placer sur une carte PCI-Express plusieurs éléments de mémoires Flash et de la rendre accessible en tant que disque ultra-rapide bien mieux que les SSD. En un mot, concevoir et offrir une mémoire de très haute capacité alors que les SSD ciblent un comportement de disque plus rapide. La latence d'un ioDrive est de l'ordre de 25 à 50 micro secondes, avec des résultats incroyables: 600Mo/s en écriture sur une Flash 24Go en test Raw mesuré avec H2benchw et près de 270Mo/s en bench Database mesuré avec IOMeter. Autre exemple avec le Fusion-io ioDrive Octal dont les spécifications laissent rêveur: 800 000 IOPS (4k packet size), bande passante de 6 Go/s, capacité maximale de 5To pour une carte PCI Express x16 Gen-2. Donc, l'approche nous permet d'avoir une très grosse mémoire utilisable très simplement comme si l'OS et l'application utilisaient une unité de stockage traditionnelle.
Tout ça illustre bien un changement dans la hiérarchie du stockage et le retour à une architecture historique et bien classique: le DAS. Les niveaux pourraient être Flash/SSD, SATA et Cloud voire Flash/SSD et Cloud directement. La donne change et les fournisseurs qui ne l'ont pas anticipé ont du mal, on le voit tous les jours sur le marché...
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