October 14, 2010

Cloud-Scale chez Overland grâce à MaxiScale

Dernier jour de la conférence SNW à Dallas et Overland Storage (www.overlandstorage.com | NASD:OVRL) en profite pour confirmer sa stratégie File Storage avec l'acquisition des actifs de MaxiScale. De passage dans la vallée il y a quelques semaines, j'ai constaté que les locaux de MaxiScale sur Palomar avenue à Sunnyvale était vide (cf. photo) malgré un site web actif ou plutôt laissé accessible. J'avais d'ailleurs indiqué la fin de MaxiScale en Juillet 2010 suite à ma discussion avec son CEO, Gianluca Rattazzi, aussi fondateur de BlueArc. La connexion est faite, Geoff Barrall, ancien CTO et co-fondateur de BlueArc donc une bonne connaissance de Rattazzi, ferme la boucle et porte son choix sur l'IP MaxiScale. On s'attend donc à voir la technologie MaxiScale sur les SnapServer pour enfin déployer une approche Scale-out comme je l'anticipais déjà en mai dernier, une approche mono-chassis ne pouvant répondre aux défis du stockage en forte mutation comme les applications en frontal d'Internet.


Revenons rapidement sur la technologie MaxiScale qui adresse les besoins des infrastructures fichiers à usage Web. Il s'agit donc de fournir une réponse à l'ultime évolutivité - scalability - qui n'a rien à voir avec la modélisation d'un environnement avec un nombre fini d'utilisateurs. Quand on voit l'évolution quotidienne de certains sites en terme de nouveaux utilisateurs, le critère d'évolution transparente et linéaire, c'est-à-dire sans dégradation de service et donc de performance, est fondamental. Sans oublier le caractère non-prédictif de cette évolution de charge ou simplement de comportement avec une forte variété de nature et de taille de fichiers et la réaction au service fichiers. Encore une fois, ce n'est pas nouveau, on assiste à une réponse logicielle sur commodités, unités très standards et pas chères, pour répondre à une problématique ultime.




Le coeur de l'offre repose sur la plateforme logicielle FLEX et introduit l'architecture Peer Set, une entité logique de travail élémentaire regroupant plusieurs noeuds avec disques SATA, réseau Ethernet GbE, sans coût prohibitif du type FC ou InfiniBand, et bien sûr capacité de réplication/duplication. Toutes les données et meta-data associées qui entrent dans un Peer Set sont dupliquées sur tous les membres garantissant ainsi une permanence de l'information. Les meta-data sont distribuées afin de lever la limite du goulot d'étranglement sur 1 ou quelques serveurs. La charge elle aussi est distribuée entre tous les serveurs mis en jeu. La seconde caractéristique est le Single Namespace indispensable quand on considère une architecture multi-chassis ou horizontale. FLEX peut agréger 65000 Peer Set donc potentiellement supporter des centaines de milliers de serveurs et des centaines de Po et de fournir une réelle massive scalability !! Côté I/O, les fichiers sont accédés en mode POSIX, aucun changement applicatif n'est donc nécessaire, et la grande majorité des fichiers étant de petites tailles, notamment ceux de taille inférieure à 1Mo, utilise une seule opération d'entrées/sorties grâce à une allocation contiguë sur le stockage. Les performances sont bluffantes avec un gain d'un rapport 10. L'administration se fait par simple gui web et l'installation est extrêmement rapide également. Et côté disponibilité, le système s'auto-protège et s'auto-corrige garantissant un service permanent.
L'histoire est belle, alors qu'ont-ils fait ou plutôt pas fait pour "rater" leur décollage avec tout ce programme ?
Internet a tout changé d'où le terme Cloud-Scale qui va au-delà du Scale-out qui finalement illustre parfaitement la philosophie. Tout ça me rappelle les aventures Zambeel, Tricord, ScaleEight, ou Storigen même la fin de l'histoire... Enfin, l'apport à la gamme Overland nous permet d'envisager de futures super produits qui vont venir taquiner certains acteurs établis, la bataille va continuer...
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